Une longue histoire faite de «fusions» et de changements de noms, dans le respect de valeurs essentielles et fondatrices d’un nouveau syndicalisme.Une histoire bâtie sur des fondamentaux qui, des «années 50» du siècle dernier, nous conduit à la modernité des mêmes valeurs indispensables à la construction de notre société du 21ème siècle !

«Les véritables hommes de progrès sont ceux qui ont un profond respect du passé» - Ernest Renan

Le syndicat national Solidaires Finances Publiques revendique tout d’abord un profond attachement à l’esprit de la Charte d’Amiens de 1906 !
Indépendance «politique» et liberté d’expression des idées syndicales qui se sont construites au fil des décennies récentes.
Le syndicalisme est une idée neuve … elle n’a guère plus de 130 ans, et à l’échelle de l’Humanité, cela apparaît très jeune et très neuf ! N’en déplaise à ceux qui qualifient si rapidement les syndicats «d’institutions archaïques» et rétrogrades ! Certains ignorent ou ont oublié cette histoire et d’autres n’ont de cesse que de vouloir détruire ce qui s’est construit au fil des combats et des luttes sociales.

Il y a plus d’un siècle donc, les ouvriers se sont d’abord regroupés en corporations, à une époque où les syndicats étaient interdits, pour acquérir des droits qu’ils n’avaient pas : pas de liberté d’expression, pas de droits pour l’expression de leurs revendications, pas de droit à la parole !
Une fois autorisés par la loi (dans la fonction publique, ce ne fût qu’en 1946 !), les syndicats se sont crées pour porter la parole du monde ouvrier.
Les droits que les organisations syndicales ont gagné sont les droits des salariés.

Deux administrations aux histoires différentes…

La DGCP (Direction Générale de la Comptabilité Publique) plonge ses racines dans l’Histoire même de la France, à la suite de la Révolution française de 1789. En effet, l’Ancien Régime ne pratiquait pas la centralisation comptable : recettes et dépenses de l’État pouvaient être (et étaient dans les faits!) confiées à des gestionnaires privés !
Après 1789, l’Assemblée Nationale constituante, formulant le voeu qu’il soit présenté un plan d’organisation et de direction du trésor national, décide que l’administration n’appartiendra à aucun département du ministère.
Passons les années ... ! Le principe de la séparation des ordonnateurs et des comptables établi par le décret du 31 mai 1862, codifie l’ensemble des règles de la comptabilité publique. Diverses appellations émaillent l’histoire de la Comptabilité Publique au travers de deux siècles d’histoire.
Redevenue Direction Générale par décret du 2 novembre 1998, elle a vocation à assurer le pilotage du réseau du Trésor Public.

La DGI (Direction Générale des Impôts) est née en 1948 de la fusion d’administrations ou de services qui étaient plus ou moins autonomes. Ainsi, existaient les services des contributions directes, mais aussi des contributions indirectes, les services de l’enregistrement sans omettre ceux du cadastre.

L’Histoire là aussi est importante et démarre en 1791. Sous l’Ancien Régime, l’organisation des administrations fiscales distingue la «Ferme générale», qui perçoit les droits d’enregistrement et les impôts indirects, et l’Administration royale, qui assure l’établissement des taxes correspondant aux impôts directs. Là aussi, passons les années... et rappelons au passage que l’impôt sur le revenu (impôt direct) fête le centenaire de sa création en 2014.

En 2008, la DGCP et la DGI fusionnent (décret N° 2008-310 du 3 avril 2008) pour créer la DGFiP (Direction Générale des Finances Publiques) en raison d’une «vision politique» basée sur une volonté dogmatique d’organiser la réduction des administrations publiques, de leurs structures, de leurs services et bien sûr la réduction drastique des effectifs.

La DGFiP compte aujourd’hui moins de 120 000 agents, après le constat de 20 000 suppressions de postes cumulées, intervenues en 10 ans au sein des deux administrations et de la DGFiP depuis sa création officielle en 2008 ! Regroupant les adhérents des deux anciens syndicats présents dans les deux administrations préexistantes, Solidaires Finances Publiques compte aujourd’hui, malgré les suppressions massives d’emplois, plus de 20 000 adhérents, actifs et retraités.
Rappelons qu’au niveau ministériel, les scrutins qui se sont déroulés aux mêmes dates ont placé notre Fédération «Solidaires Finances» … à la 1ère place au ministère des Finances.