Comité National de Suivi du Plan d'Action sur les Conditions de Vie au Travail du 18 Mai 2017.

Solidaires Finances Publiques n'assistera pas au Comité national de Suivi du Plan d'Action sur les Conditions de vie au Travail convoqué le 18 mai 2017. Il n'est pas question que Solidaires cautionne ce qui a été réduit à un simple suivi administratif et statistique des outils existants.

Lorsque M. Bézard décida en 2012 de mettre en place un Observatoire interne destiné à mesurer le ressenti des agents, la situation était mauvaise. Pensait-il que cela ne pourrait plus tellement s'aggraver ? Sans doute ! Aussi, espérait-il que son action permettrait de la faire évoluer positivement... ou, a minima, inverser sa courbe à lui, celle du mal être au travail...
4 ans après, en décembre 2016, 46 673 agents de la DGFiP ont répondu à l'enquête, soit 44 % de participation. Elle s'étiole au fil du temps : 54 % en 2013, 49,5 % en 2015.
Ce baromètre semestriel, à l'aiguille bloquée sur tempête, ne devrait pas survivre à la transformation de l'enquête ministérielle annuelle (sondage sur 2 000 fonctionnaires de Bercy) en enquête annuelle ouverte à tous les agents de Bercy. Et la DGFiP sera sans doute trop heureuse de se débarrasser d'un thermomètre obstinément orienté à la fièvre.
Car les chiffres parlent : 63 % des agents sont pessimistes sur leur avenir au sein de cette administration (ils étaient 52 % en 2013), 73% affirment manquer de temps pour s'informer et 62 % pour accomplir correctement leur travail.
95 % (soit 5 % de plus qu'en juin 2015) ont le sentiment de travailler dans l'urgence !

Analyse et revendications de Solidaires Finances Publiques relatives aux frais de déplacements et à leur prise en charge.

Sur un sujet sensible pour les agents, prégnant, malgré les demandes réitérées de Solidaires Finances Publiques peu, très peu, trop peu, de réunions sur le sujet ont eu lieu depuis dix ans, soit la date de la dernière révision du barème de remboursement de frais. Sans pour autant qu'une décision ait été prise sur le sujet principal : une augmentation substantielle, mais juste, justifiée, des montants de défraiements pour des agents qui en sont à payer pour travailler et qui pire encore en sont réduit à faire dès la fin de l'année l'avance des sommes dues par l'administration. Vous nous avez et vous nous proposez encore un bilan et quelques pistes d'améliorations techniques , mais rien sur l'essentiel : le montant des défraiements