SOLIDAIRES FINANCES PUBLIQUES

L’ampleur de la cyberattaque de la DGFiP a obligé la tenue d’une cellule interministérielle de crise présidée par le Premier ministre ce 17 août. À la sortie de celle-ci, notre colère demeure intacte !

En effet, le Premier ministre annonce 200 millions supplémentaires pour le renforcement de la cybersécurité interministérielle. Avant de nous réjouir, nous aimerions savoir ce qu’est devenue la première enveloppe du même montant, annoncée en avril dernier en réaction à la fuite de données de l’ANTS. Il annonce également la sanctuarisation de 5 % des budgets numériques de chaque ministère pour renforcer les moyens de la sécurisation informatique.

Pour Solidaires Finances Publiques, ces annonces sont loin d’être à la hauteur des enjeux. Années après années, les budgets des administrations de l’État sont amputés, au détriment des moyens techniques et humains, au nom de la sacro-sainte réduction des dépenses publiques. Les choix politiques et budgétaires n’ont eu de cesse d’affaiblir nos administrations et la puissance publique. Ce sont ces choix qui ont fragilisé notre administration.

Pour Solidaires Finances Publiques, l’audit demandé ne doit en aucun cas consister à rechercher la responsabilité individuelle.

Les fuites de données de la DGFiP ne sont pas du fait de nos services informatiques et des agentes et agents mais bien des gouvernements successifs ! Pour Solidaires Finances Publiques si audit il y a, ce dernier doit être effectué par un organisme indépendant.

Les autres annonces faites ne sont pas nouvelles puisque ARIANE, la nouvelle autorité du numérique, correspond à la fusion de la DINUM et DITP déjà annoncée en avril dernier.

Enfin, le Premier ministre préconise des exercices de tests d’intrusion afin de rechercher nos propres vulnérabilités. Cette annonce est, pour Solidaires Finances Publiques, très surprenante car ces exercices sont censés être déjà la norme dans les systèmes d’information hautement sensibles comme la DGFiP. Par ailleurs, ils sont d’ores et déjà préconisés par l’ANSI.

Pour Solidaires Finances Publiques, à quelques semaines des débats budgétaires, la crise actuelle ne doit pas servir de prétexte pour accélérer le démantèlement de la DGFiP. L’État se doit de faire en sorte que les citoyens et citoyennes retrouvent confiance en notre administration.

Pour ce faire, il n’y a pas de formule magique : donner les moyens techniques, financiers et humains, afin de protéger les données personnelles et d’exercer l’ensemble de nos missions.