Alors que la France subit toujours une crise sanitaire, qu’elle sort à peine d’une longue période de confinement, qui a provoqué l’arrêt de la production nationale, et que se profile une crise économique aux conséquences désastreuses, le gouvernement maintient un cap, celui du démantèlement des administrations fiscales et douanières.

La crise actuelle et les difficultés croissantes des entreprises sollicitent durement les services de la DGFiP. Les entreprises saisissent les Services des Impôts des Entreprises afin de connaître ce à quoi elles peuvent avoir droit, qu’il s’agisse de délais de remboursements, de reports de déclaration, de paiement, etc. Mais elles exposent aussi leurs difficultés voire leurs angoisses quant à la survie de leur activité. Nos collègues ont à faire face, et jouent, à leurs dépens, dans un contexte déjà tendu auquel la crise actuelle ajoute une pression, un rôle de soutien global, y compris « psychologique », rôle bien souvent pris en compte par la hiérarchie de proximité mais qu’en est-il au-delà ?.
Cette situation amplifie leur propre angoisse liée, entre autres, à leurs déplacements et à leur présence dans les services, si l’on tient compte de la promiscuité éventuelle et de la propreté des locaux.

Suites aux annonces du gouvernement visant à soutenir les entreprises, il était clair que le plan de continuation d’activité applicable aux SIE serait sensible et chargé. Les premiers témoignages le confirment aisément.

Ce 21 octobre se tenait, sous l'égide du secrétariat général des MEFs, le premier groupe de trvail bi-directionnel, relatif au transfert du recouvrement de certaines taxes de la Douane vers la DGFiP.