Les annonces de Gérald Darmanin sur l’avenir de la DGFiP ainsi que celles d’Olivier Dussopt sur la Fonction publique et le « dialogue social », qui n’aura bientôt de dialogue que le mot, ouvrent une ère nouvelle. A l’évidence, en 2022, la DGFiP que nous connaissons depuis sa création, mais plus profondément le sens même des missions que la DGFiP exerce, et avant elle la DGI et la DGCP, aura changé.

Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’action et des comptes publics a dévoilé, le 11 juillet, les mesures que le gouvernement veut imposer. Ses déclarations complètent celles de Gérald Darmanin sur les missions.

Gérald Darmanin intervenait ce mercredi 11 juillet 2018 à Bercy devant l’encadrement supérieur de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), des douanes et de la Direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP). Nous revenons sur ses propos que nous analyserons en profondeur dans nos prochains écrits.

Entre mutisme officiel, déclarations tonitruantes de certains et discours lénifiants d'autres, il est difficile de se faire une idée précise du volume de suppressions d'emplois que subira la DGFiP dans les quatre ans à venir. Une chose est sûre désormais au vu des déclarations de nos ministres et de la Cour des comptes et sans trop anticiper sur les annonces officielles prévues pour le 11 juillet, les administrations économiques et financières vont payer le prix fort de la politique ultra-libérale du gouvernement.