Vous avez décidé de façon arbitraire d'attribuer une prime de 200 € à une partie des personnels de la DGFIP. Selon vos propres termes, cette prime doit récompenser « la mobilisation et le professionnalisme » des agents pour la mise en œuvre du prélèvement à la source ainsi que « le mérite et les gens qui travaillent beaucoup ».

Le prélèvement à la source est effectif depuis le 1er janvier 2019. Le changement du mode de recouvrement de l’impôt sur le revenu va modifier à la fois les comportements des contribuables et l'exercice des missions des agents et des agentes de la Direction Générale des Finances Publiques qui a perdu près de 40 000 emplois depuis 2002 (dont 25 000 ces dix dernières années).

Les organisations syndicales CGC, CFDT, CFTC, CGT, FA FP, FSU, Solidaires, UNSA représentatives de plus de 5 millions d’agent-es, s’inquiètent de l’avenir promis à la Fonction publique par le gouvernement et lui demandent d’entendre leurs revendications.

Dans un contexte social qui interroge sur la justice fiscale, sur la place et le rôle des services publics, et sur les questions de pouvoir d’achat, il serait inconcevable que les agent(e)s de la DGFiP ne se manifestent pas pour réclamer leur dû et défendre leur avenir professionnel !