Jour d’après : pour un futur écologique, féministe et social

Tribune publiée sur le site de France Info. 18 organisations lancent un appel "à toutes les forces progressistes et humanistes [...] pour reconstruire ensemble un futur, écologique, féministe et social, en rupture avec les politiques menées jusque-là et le désordre néolibéral.

Macron est en guerre, nous sommes en lutte

Macron n’en finit plus de saluer et remercier de façon appuyée les agent-es du service public qui sont au premier plan de la lutte contre l’épidémie, ceux et celles qui sont aujourd’hui sur les lieux de travail. Il annonce un grand plan d’investissement dans notre système de santé, une revalorisation des carrières pour ses personnels, une prime pour les soignant-es et les fonctionnaires mobilisé·es. Mais s’il parle de guerre, c’est qu’il demande des sacrifices, dans un grand élan d’unité nationale qui laisse songeur… 

Si nous sommes concerné·es par cette épidémie et son éradication, nous ne sommes pas toutes et tous à la même place.

Après plusieurs mois de grèves et de mobilisations, la réponse du gouvernement est donc après le mépris du dialogue social, celle d’un passage en force.

Le premier ministre vient d’annoncer qu’il allait utiliser le 49.3 pour adopter le texte sans aucun vote des député.es. Cette décision a été prise en catimini dans un conseil des ministres censé s’occuper de la crise sanitaire et pour faire passer en force le projet de loi du système de retraites par points. C’est une nouvelle preuve, si celle-ci était nécessaire, que ce projet de régression sociale reste minoritaire et que ce gouvernement est prêt à toutes les manœuvres pour l’imposer.

L’Union syndicale Solidaires a pris contact avec les autres membres de l’intersyndicale pour réagir ensemble rapidement à ce coup de force. Partout déjà dans le pays des intersyndicales locales invitent à des rassemblements et manifestations pour signifier le refus de ce passage en force. L’Union syndicale Solidaires appelle à s’y joindre et à y participer massivement.

déni de démocratie

 

Communiqué intersyndical: Communiqué intersyndical après 49.3

 

Les rendez-vous de ce mois de mars sont autant d’étapes vers un 31 mars qui doit être une journée massive.

Après quasiment 3 mois de luttes, de grèves et de mobilisations dans la rue, ce n’est pas l’adoption de la loi (avec ses nombreux « trous » et incertitudes qui nécessiteront moult ordonnances) ni l’éventuel 49.3 qui vont faire faillir notre détermination : au contraire. Parce que cette lutte est inédite, par sa force, sa durée, son originalité, parce que défendre coûte que coûte un système de retraite par répartition qui soit juste pour toutes et tous est un choix fondamental de société, parce que nous voulons vivre et non survivre, nous ne capitulerons pas !