A l'occasion de la journée internationale pour les droits des femmes, dans un communiqué commun, les huit organisations syndicales de travailleur·ses appellent à agir d'urgence pour l'égalité professionnelle.
L’égalité professionnelle s’inscrit dans un projet de société et nécessite une volonté à la fois politique et budgétaire. Les législations successives et la mise en place de l’index égalité pour tenter de corriger les écarts ne suffisent pas.
Ce constat que nous posons, année après année est largement admis et pourtant, il n’y a aucune réelle volonté du patronat et des gouvernements successifs pour appliquer et faire appliquer la Loi et aboutir à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
Un congé hormonal, pour quoi faire ?
Crampes utérines, fatigue, troubles digestifs ou encore maux de tête. Pour de nombreuses femmes, les règles s'accompagnent de pathologies difficiles à supporter et à concilier avec le travail. Dans un sondage réalisé par l'IFOP en mai 2021, près d'une femme sur deux dit souffrir de dysménorrhée (règles douloureuses), 20 % déclarent même avoir des règles très douloureuses.
Communiqué de presse intersyndical national
Harcèlement moral à caractère sexiste, agissement sexiste, harcèlement sexuel, agression sexuelle et viol, ne sont pas que des mots : 9% des viols ou tentatives de viols ont lieu au travail, 30% des salariées ont déjà été harcelées ou agressées sexuellement sur leur lieu de travail et 70 % de ces victimes de violences au travail déclarent n’en avoir jamais parlé à leur employeur. Pour celles qui parlent, c’est souvent la double peine : 40 % estiment que la situation s’est réglée en leur défaveur, par une mobilité forcée voire un licenciement.
Sexisme, harcèlement sexuel, agressions sexuelles, viol, aujourd’hui encore, les violences sexistes et sexuelles au travail (VSST) concernent toutes les sphères professionnelles, tous les métiers, dans le privé comme dans le public, et la DGFiP n’est pas épargnée.