La DGFiP met en avant un management « bienveillant », porté par des formations, des outils dédiés et des discours sur le bien-être au travail. Pourtant, derrière cette vitrine, se cache une réalité bien plus sombre : celle d’une maltraitance systémique, où les agentes et les agents, y compris les encadrants, subissent les effets pervers d’une organisation du travail défaillante.
[Tribune intersyndicale publiée dans le journal Libération le 6 juillet 2026] Depuis des mois, une partie du patronat déploie un lobbying intense pour retarder ou empêcher l’application de la directive européenne sur la transparence salariale, qui répond pourtant à un impératif social, démocratique et féministe, dénoncent les principales organisations syndicales.
Lors de la FSR du 3 juillet, la Direction générale présente un premier bilan de son plan d’action censé améliorer les conditions de travail et prévenir les actes suicidaires. Le bilan est accablant : depuis le début de l’année 2026, 19 tentatives de suicide et 5 suicides ont été recensés. Ces chiffres dramatiques démontrent l’échec d’un plan que l’ensemble des représentantes et représentants des personnels avaient rejeté lors de sa présentation en octobre 2025.
Lors du CSAR du 2 juillet, la Direction générale, via une fiche d'information, annonce une adaptation du réseau territorial 2027-2030. Face à ce nouveau projet destructeur, les organisations syndicales ont fait une déclaration liminaire commune.
Page 14 sur 372