SOLIDAIRES FINANCES PUBLIQUES

Suite à notre demande, un groupe de travail sur le projet de plan de transition environnementale 2026-2028 a donc été organisé le 7 mai 2026.
L’occasion aussi d’avoir enfin la synthèse du rapport d’audit sur le plan d’adaptation de l’organisation du travail au changement climatique et c'est plutôt inquiétant…

Liminaire

 Déclaration liminaire GT « plan de transition environnemental de la DGFiP 2026-2028 »

Nous tenons à saluer la tenue du présent groupe de travail dont nous avions fait la demande. Nous aurons à l’occasion de l’analyse des fiches de pointer nos remarques tant positives que négatives.

Cependant, la thématique de la transition écologique - que nous préférons être une véritable bifurcation – fait partie des orientations de Solidaires Finances Publiques et de ses revendications liées que sont la justice fiscale, la justice sociale et la justice environnementale. Nous les portons d’autant plus que le climatoscepticisme ainsi que les mesures écocidaires se renforcent et se multiplient à l’appui d’un système capitaliste que seul le profit guide concurrencé par ailleurs par une extrême droite et une droite extrême qui ne pensent, pour demeurer que sur le plan français, qu’à détricoter toute la législation péniblement mise en place ces dernières années arguant de la nécessité de « simplifier » la vie économique.
Dernière actualité symptomatique, la tentative de démantèlement de l’ADEME à laquelle Solidaires s’oppose collectivement via notamment une tribune parue dans le Nouvel Observateur. Dans ce contexte, au sein de l’Alliance Economique et Sociale, Solidaires défend syndicalement une écologie protectrice des intérêts et de la santé des salariés.

Nous tenons également à souligner ne pas être ignorant du contexte dans lequel la DGFiP doit évoluer et à ce titre de dénoncer la course folle à l’IA et à la dématérialisation à tout crin sur lesquelles nous reviendrons. Mais cela ne peut exonérer la DGFiP d’une démarche réellement volontariste au titre de sa transition écologique qui souffre selon nous de trois manques : 

  1. le portage politique avec l’absence d’une note cadre dépassant les simples mesures d’incitation et une méthode basée sur l’exemplarité qui au final fait peu d’émules.
  2. le portage budgétaire qui doit permettre une mise en œuvre d’un plan réduit pour beaucoup à des mesures déjà connues mais non encore réalisées et risquer de demeurer encore longtemps comme étant « en cours » sans les moyens indispensables à leur réalisation.
  3. l’absence d’un réel dialogue social notamment en local, cette thématique n’étant pas systématiquement inscrite à l’ordre du jour des instances (CSA comme FS) alors que la priorité et l’importance du sujet, notamment du fait des impacts déjà existants sur la santé et les conditions de travail des collègues, ne font plus aucun doute et que la déclinaison d’un plan pour en assurer l’efficience réclame une large adhésion des agentes et agents et de leurs représentants.

Dans ce cadre et au fil de ce GT, nous allons donc réitérer nos revendications et continuer de dénoncer des mesures que nous qualifions de « mesurettes », ou celles qui consistent à du verdissement de la DGFiP, de même que des mesures qui portent sur la seule responsabilité individuelle des collègues, voire sont même vexatoires.
Nous réclamons au contraire des actions à la dimension collective et pas uniquement décider pour des raisons budgétaires au même titre que toutes celles qui ont pour conséquence d’affaiblir les services publics dans leur ensemble. Nous serons également critiques vis-à-vis des mesures qui confinent à la seule communication comme celle qui présente la facturation électronique comme un pas véritable vers une transition environnementale réussie sans analyse véritable de son impact.

En conclusion et en résumé, pour Solidaires Finances Publiques, un plan de transition sur le papier ne suffit pas. Il nous faut des actes via un engagement politique et budgétaire clair et ferme pour sa mise en œuvre.