SOLIDAIRES FINANCES PUBLIQUES

Malgré un bilan plus que mitigé suite à la mise en place du mouvement local des A au choix et au fil de l’eau, la DGFiP persévère et a ainsi modifié les termes des lignes directrices : « S'agissant de la catégorie A, et plus particulièrement de l'encadrement supérieur et des affectations locales des inspecteurs, le recrutement au choix doit permettre d'assurer une plus forte adéquation entre le profil du cadre recruté et les compétences requises. »

Le choix : dans l’intérêt de qui ? 

Ainsi, grâce à la DGFiP, on peut « manager ses possibles » , participer aux coaching et se convaincre que chaque poste à pourvoir représente une réelle « opportunité ». Mais la belle « promesse de marque » de la DGFiP consiste avant tout à servir « ses » intérêts aux détriments des droits des agentes et agents. Surtout quand les postes semblent parfois attribués d’avance, avant même la publication des fiches de poste. 

Ce faisant, la DGFiP fait porter sur chacun et chacune la responsabilité de la réussite de sa carrière alors qu’il y aura toujours plus de perdants que de gagnants !

Se mettre en concurrence avec ses collègues, montrer son meilleur profil, rédiger un CV et une lettre de motivation, créer un compte LinkedIn, passer des entretiens de recrutement, voici ce qu’il faut faire pour être l’heureux élu.

Ce fonctionnement opaque et discrétionnaire peut ouvrir la voie à des pratiques discriminatoires, rendues possibles par l’absence de garanties réelles d’équité et de transparence.

Une méthode qui n’a pas convaincu les directions...

 Rappelons tout de même les résultats au questionnaire de la DG de juillet dernier :

  •  70 % des responsables RH affirment que l’« exercice parfois difficile est long à préparer ».
  • seulement 31 % jugent que le système du choix constitue une meilleure reconnaissance des parcours et des compétences.
  • 39 % uniquement assurent que la méthode permet « un meilleur recrutement » pour les services.

… et décriée par les agentes et agents !

  • seuls 34 % des candidats inspecteurs sont tout à fait d’accord ou plutôt d’accord avec l’affirmation "le recrutement au choix permet une meilleure adéquation entre le poste offert et le candidat retenu".
  • du côté des cadres supérieurs, 50 % d’entre eux considèrent que cela permet une meilleure adéquation profil-emploi.
  • le niveau de préparation à la nouvelle procédure obtient une note de satisfaction de 5,7/10 chez les inspecteurs (6,4/10 parmi les A+).
  • « à peine 1/3 des IFiP non recrutés a reçu un retour » suite à entretien (46 % chez les A+), ce qui laisse bon nombre de déçus dans l’expectative, voire la frustration.

Solidaires Finances Publiques demeure totalement opposé à ce mode de recrutement qui généralise l’individualisation et la mise en concurrence dans le cadre d’une procédure basée avant tout sur le fait du prince ou de la princesse ! 

Solidaires Finances Publiques revendique le retour à un mouvement local basé sur des règles claires et transparentes permettant l’équité et la possibilité de choisir son déroulement de carrière.