Un an après la FSR exceptionnelle consacrée au risque suicidaire, l’administration est revenue devant les représentants du personnel avec un « 1er bilan » de son plan de prévention. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le décalage entre le discours et la réalité des services reste immense. Oui, l’administration affirme désormais que sa responsabilité dans les risques psychosociaux est « pleine et entière ». Enfin !
Le CSAR du 2 juillet avait pour principal objet la présentation d’une nouvelle adaptation du réseau territorial. Après une déclaration liminaire commune de l’ensemble des organisations représentatives des personnels, la Directrice générale a affirmé être « victime de son honnêteté » et a soutenu qu’il ne s’agissait « en rien d’un NRP 2 ». Personne n’est dupe.
Dès l’ouverture de la FSR, les organisations syndicales ont dénoncé l’impréparation de la DGFiP face à la canicule extrême de fin juin. Alors qu’un nouvel épisode est déjà annoncé, nous avons exigé que des mesures concrètes soient enfin prises pour protéger les personnels.
Nous avons également réaffirmé notre vote défavorable sur le plan d’amélioration des conditions de travail et de prévention des actes suicidaires. Derrière les effets d’annonce, ce plan ne comporte aucune mesure de prévention primaire. Il se limite à des mesures d’accompagnement et de détection des situations les plus critiques et à multiplier les dispositifs de suivis de situations individuelles.
Lors de la FSR du 3 juillet, la Direction générale présente un premier bilan de son plan d’action censé améliorer les conditions de travail et prévenir les actes suicidaires. Le bilan est accablant : depuis le début de l’année 2026, 19 tentatives de suicide et 5 suicides ont été recensés. Ces chiffres dramatiques démontrent l’échec d’un plan que l’ensemble des représentantes et représentants des personnels avaient rejeté lors de sa présentation en octobre 2025.