Le Centre des Finances Publiques de Rodez a été évacué en urgence ce lundi 16 février 2026. Le risque de glissement de terrain, que Solidaires Finances Publiques dénonce depuis des mois, est désormais officiellement reconnu. Il aura donc fallu attendre l’urgence pour que la réalité s’impose.
Dès 2023, à la suite de la construction d’un parking au-dessus du site, nous avons alerté sur les dangers potentiels. Peu après la fin des travaux, des fissures sont apparues sur le bâtiment. Début 2024, le sol du restaurant administratif s’est soulevé sans explication. Dans le même temps, des murs de clôture de maisons voisines se sont déplacés. Les signaux d’alerte étaient évidents.
Il aura fallu notre insistance et les perturbations devenues impossibles à ignorer pour qu’une étude soit enfin confiée à la société Veritas, de septembre 2024 à septembre 2025. Le rapport se voulait rassurant sur la structure du bâtiment, tout en installant des témoins sur les fissures pour en surveiller l’évolution. Une manière de gagner du temps plutôt que de traiter le problème de fond.
Les fortes pluies et la tempête Nils ont brutalement rappelé la réalité : les fissures se sont aggravées, et le risque de glissement de terrain est devenu manifeste. Cette situation souligne également que la DGFiP n’est pas à l’abri des conséquences du réchauffement climatique et qu’elle devrait rapidement adopter des mesures réelles d’adaptation.
Face à l’évidence, la direction a finalement décidé de placer les agents en télétravail exceptionnel « pour garantir leur sécurité ». Une décision que nous approuvons, mais qui intervient bien tard.
L’étude de terrain réalisée lundi, jour de l’évacuation, s’est révélée alarmante. La mairie a pris un arrêté de mise en péril interdisant l’accès au site et aux habitations voisines pour un mois.
Résultat : 120 agentes et agents se retrouvent sans bureau, contraints de télétravailler, tandis que les usagers de l’Aveyron sont privés d’accueil physique. Une nouvelle dégradation du service public, conséquence directe d’un manque d’anticipation et d’écoute.
Si la direction départementale avait pris au sérieux nos alertes dès 2023, la situation n’en serait peut-être pas là aujourd’hui.
Solidaires Finances Publiques continuera d’exiger toute la transparence sur ce dossier et refusera que la sécurité des personnels et la qualité du service public soient sacrifiées.