Les modalités de revalorisation des frais de mission et de déplacement viennent de tomber. L'administration annonce fièrement une amélioration, à compter du 1er mars 2019. C'est certes mieux, mais la revalorisation ne va pas au bout de ce qui aurait pu être mis en place pour rembourser correctement les agentes et les agents qui sont tenus de se déplacer pour remplir leurs missions.

Pour les frais de repas, c'est très simple, rien ne bouge, le taux reste fixé à 15,25€ !
Ce taux reste limité à 7,63 € lorsque l’agent en mission déjeune dans un restaurant administratif ou assimilé. Il est clair que l'administration souhaite favoriser les personnels à prendre leurs repas dans des restaurants administratifs, ce que Solidaires Finances Publiques trouve louable. Toutefois, c'est bien méconnaître la réalité du terrain à laquelle sont confrontés les collègues qui se déplacent pour leur travail.

Les frais de nuitée sont revus à la hausse pour les agents de l'hexagone et de l'Outre-Mer. A ce stade, la revalorisation déjà connue concerne les nuitées comme suit :
  - pour Paris intra-muros, 110€
  - pour les villes de plus de 200 000 habitants et le Grand-Paris, 90€
  - pour les autres communes, 70€

Les frais de déplacements sont également revalorisés par l’augmentation du taux des indemnités kilométriques de 17 %. Cette augmentation couvre à peine l'inflation cumulée depuis 2006 et n'est donc qu'une remise à niveau qui permettra aux agentes et aux agents des Finances publiques qui se déplacent de perdre moins d'argent dans le cadre de l'exercice de leur métier.
Peu importe que le prix des carburants flambe, peu importe que le coût des péages des autoroutes explose. Le rehaussement des indemnités kilométriques est trop faible. Solidaires Finances Publiques estime qu'il serait cohérent et juste de porter le montant des indemnités kilométriques au même tarif que pour les contribuables dans le cadre de leurs frais réels, déductibles de leurs revenus. Les agentes et les agents ne devraient plus perdre d'argent à remplir les missions.

Bref, c'est un peu mieux mais c'est néanmoins encore insuffisant !

 

Références :

Décret n°2019-139 du 26 février 2019 modifiant le décret n°2006-781 du 3 juillet 2006 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements temporaires des personnels civils de l'Etat

Décret n°2006-781 du 3 juillet 2006 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements temporaires des personnels civils de l'Etat