liminaire

Lors du CTR du 18/12 nous avons identifiés de nombreux sujets Formation, dès lors nous ne les reformulerons pas dans ce propos liminaire car nous considérons que vous percevez parfaitement l'étendue de nos questionnements et sur certains points, l'importance de nos désaccords.

Néanmoins, pour bien caler les termes de nos discussions de ce jour, sur le chantier de la formation de demain, nous vous rappelons nos vives réserves sur son objectif, son contenu pédagogique, son interaction avec la formation en cours de carrière ainsi que sur le calendrier des travaux inhérents.
Sur ce point, nous demandons qu'en ouverture de ce GT, vous nous présentiez un point d'étape sur l'avancée de ce chantier. En effet, par mail du 31/07/2017, la Direction Générale, sous la plume de Monsieur Mazauric (ex-DGA), nous répondait qu'elle n'envisageait pas de suspendre les travaux préparatoires menés par l'Enfip, en insistant sur le fait que ceux-ci devaient se poursuivre pour éclairer la suite du dialogue, quels que soient les résultats. Ce GT s'inscrit dans la suite du dialogue et celui-ci ne peut se poursuivre sans que nous ayons un temps d'éclairage et de discussions sur ce chantier qui, soyons clair, doivent être confrontés au principe de réalité. Pour Solidaires Finances Publiques, nul ne peut ici prendre le risque que les nouvelles formations mettent les stagiaires en situation d'échec professionnel et fragilisent la DGFiP dans son professionnalisme. Dès lors, nous demandons un report d'un an de la date cible de mise en œuvre, laissant ainsi au dialogue social, aux équipes, le temps d'en redéfinir les contours et d'en assurer la parfaite déclinaison. (ndl : ce propos liminaire a été suivi, après une première réponse de l'administration, par une intervention très explicite et détaillée sur les difficultés, le pilotage, les charges de travail, les manquements, etc.. entourant les travaux et le format de ce chantier, intervention faite par l'une des représentantes de la délégation Solidaires Finances Publiques des sections enfip- formateurs et administratifs).
Il faut également sécuriser certains contours de votre projet et notamment toute la partie stage pratique, qui ne peut être fondée sur une approche probatoire. Ce stage par ailleurs, n'a et n'aura de sens qui si le positionnement des tuteurs est finement analysé, conforté et consolidé.
Avant d'aborder le 2ème volet de ce propos liminaire, nous tenons à préciser que si vous persistez à rester sur le même calendrier, il ne faudra pas faire reposer l'échec sur les enseignants, sur les stagiaires, sur les tuteurs, sur le dialogue social.

Ce GT va également aborder la question du recrutement. Nous demandons le retrait des mesures envisagées (limitation du nombre de participation,…) car, leurs mises en œuvre viendront notamment renforcer les disparités femmes-hommes et fragiliseront les parcours de carrière d'un grand nombre de jeunes agentes et agents.

S'agissant des 1ères affectations, Solidaires Finances Publiques réaffirme son total désaccord avec votre approche mais nous reviendrons au cours de nos échanges.plus en détail sur les dangers et les incohérences que nous percevons Il est de même sur la fiche V concernant les modifications statutaires. Nous rappelons en avant propos que nous demandons notamment que les Ifip stagiaires soient rémunérés, au minimum, à l'indice correspondant au 1er échelon de leur grade.

A l'occasion de ce groupe de travail, vous souhaitez ouvrir le débat sur la formation continue. Sur le principe, nous ne pouvons que saluer ce point de rendez-vous, que nous appelons de nos vœux depuis trop longtemps. Toutefois, la manière dont vous posez les termes du débat nous inquiète et laisse entrevoir une seconde phase dans la réforme des règles de gestion pour le moins catastrophique pour les agents. Pour Solidaires Finances Publiques, un point de désaccord fondamental se dessine. Nous réaffirmons ici, que la formation continue est essentielle à un accompagnement optimal des agents tout au long de leur parcours de carrière et elle doit être accessible de droit, lors de tout changement de fonction, et ce dans le cadre d'une mobilité librement choisie.

Nous espérons que ce GT ne sera pas un GT alibi, car comme nous l'avons dit lundi au CTR, les questions de formation sont tout particulièrement liées aux questions des conditions de vie au travail. Dès lors, pour mesurer l'étendue des incidences, des dangers, des reculs sociaux, nous vous demandons une étude d'impact sur l'ensemble du spectre de ce chantier et l'élaboration sans délai d'un arbre des conséquences de vos mesures pour les agent.e.s. Nous demandons également un véritable échange sur l'accompagnement social des stagiaires et à ce titre, nous insistons à nouveau sur la question du logement. Il faut pousser les feux pour que l'association Alpaf puisse travailler à solutionner les problèmes de logements sur Lyon, mais pas seulement.

En conclusion, nous attirons votre attention sur le fait que nous venons ici, non pas pour vous dire qu'il ne faut pas agir, mais qu'il faut agir pour le bien des personnels. N'oublions pas, collectivement, que ce sont les agentes et les agents de la DGFiP qui au quotidien en sont les acteurs 1ers. Ils méritent dès lors, que le génie que vous déployez à réformer, soit tourné vers le renforcement de leurs droits et garanties !