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Nous sommes heureux, en tant que représentants des inspecteurs stagiaires, de la tenue de ce conseil de promotion. En effet, il est important pour tous d’avoir un dialogue social. C’est d’ailleurs dans ce contexte que toutes les organisations syndicales vous ont adressé une lettre concernant la durée de ce conseil de promotion. Celui-ci est toujours trop court, et doit de nouveau se dérouler sur une journée complète. De plus, ce Conseil de Promotion devrait d’ailleurs, à notre sens, faire l’objet d’un règlement intérieur clair et connu de tous, en particulier de tous les nouveaux membres, quels qu’ils soient. Un vade-mecum à l’attention des nouveaux élus sur les prérogatives de ce conseil de promotion en faciliterait à la fois son organisation, sa tenue et sa restitution.

Les attaques contre la DGFiP qui impactent les inspecteurs stagiaires

Le devenir inquiétant des missions de la DGFiP

Nous sommes conscients que le concept de contrainte budgétaire est une notion prégnante qui oriente les politiques publiques, cependant elle condamne la DGFiP à moyen terme. En effet, elle menace les valeurs de la DGFiP, hypothèque les dépenses publiques au service de la collectivité, obère les budgets futurs et nuit aux agents et à l’efficience de la DGFiP.

Ce conseil de promotion nous permet d’exposer tout d’abord l’attachement de l’ensemble des inspecteurs stagiaires aux valeurs de la Fonction Publique et à celle de la DGFiP. Nous considérons que la formation initiale doit être de qualité, afin de permettre aux inspecteurs d’exercer l’ensemble des missions dévolues à la DGFiP et de s’inscrire individuellement et durablement dans un parcours de carrière valorisant.

En ce sens, les inspecteurs stagiaires sont unanimement inquiets quant au devenir de leurs missions et au déroulement de leur carrière. Si on perd le contrôle de la dépense, ou de la mission de contrôle fiscal, que deviendra-t-on en tant qu’inspecteur ?

La mise à mal des personnels

De même, on ne pourra que regretter les passages en force dans de nombreux domaines, en particulier celui des mutations. L’ensemble des inspecteurs stagiaires ne souhaite en aucun cas une astreinte de trois ans sur poste en sortie d’école. De même, le blocage de deux ans sur le poste obtenu est inacceptable. Enfin, soumettre le mouvement local à la volonté du Directeur est la porte ouverte à toutes les injustices.

Mais le passage en force se fait aussi concernant la formation. Solidaires Finances Publiques rappelle que l’objectif de la formation est de construire notre squelette qui permet de faire notre parcours de carrière. Or, le projet porté par l’administration n’est plus dans une logique de carrière, mais une logique de métier. Cela mène à la réalisation d’un produit qui, par construction, est déficient. Est-ce dans le but d’un futur abandon de la formation dans les écoles ?

Cette vision d’une formation premier métier nous apparaît comme court-termiste. Ou alors, ne prendrait sens que si l’administration propose une nouvelle formation en école à chaque nouvelle prise d’un poste différent… De plus, la refonte de la scolarité sur une approche métier pose la question de l’intérêt qu’auraient les futurs coopérants. Et pourtant, la coopération est une richesse et est une vitrine de la DGFiP sur le monde. Enfin, la possibilité d’un stage probatoire est une proposition qui n’est pas acceptable. En effet, ce serait remettre en cause le fait que le concours assure la qualité du recrutement.

Une formation à améliorer

L’organisation de la scolarité

Avant tout, Solidaires Finances Publiques réaffirme que la scolarité n’est pas trop longue, mais trop dense. Le temps dévolu aux reformulations n’est pas assez important. Dans la même idée, le programme de révisions des épreuves écrites ne peut aller jusqu’au dernier jour avant ladite épreuve. Arrêter le programme au mercredi précédant les épreuves permettrait aux inspecteurs stagiaires d’avoir le temps de poser des questions aux enseignants concernant les points qui ne seraient pas compris.

Les inspecteurs stagiaires évoquent eux carcans majeurs qui bloquent le déroulement de la pédagogie. Tout d’abord, celui des séquences de trois heures, qui n’est de toute évidence pas adapté à la totalité de ceux-ci. Pourquoi ne pas simplement raccourcir certaines leçons, en osant les dérouler sur deux heures ? De même, le carcan de l’uniformité pose question. Pourquoi chaque enseignant est-il astreint à une simple lecture d’un polycopié, éventuellement agrémenté de quelques exemples personnels quand il s’en sent le droit ? Les inspecteurs stagiaires ne comprennent pas qu’une simple ressource mise à disposition de ceux-ci dans un groupe à Noisiel ait déclenché un problème majeur pour les enseignements. Enfin, pourquoi la formation ne s’appuie-t-elle pas plus sur l’expérience des internes ? Un moment d’échange entre eux et les externes sur une thématique donnée pourrait améliorer grandement la compréhension de nos futurs missions.

De plus, la correction de l’épreuve écrite arrive trop tard par rapport à l’oral. Celle-ci doit essentiellement nourrir la reformulation des concepts, et montrer les points à combler. Dans la même idée, les inspecteurs stagiaires demandent une plus grande accessibilité au soutien et à la reformulation.

Les inspecteurs stagiaires soulèvent aussi le problème des e-formations : elles ne sont pas à propos et sont une redite avec d’autres cours. En quoi sont-elles plus adaptés qu’un cours avec un enseignant ? Solidaires Finances Publiques réaffirme que le support informatique seul (e-formation, exercice d’auto évaluation) ne permet pas l’appropriation des connaissances. La présence d’enseignant est toujours nécessaire.

Enfin, en ce qui concerne les coopérants, Solidaires Finances Publiques rappelle que ce qui peut nous sembler des évidences (ne serait-ce que la langue française !) ne l’est pas forcément pour ces élèves. Aussi, il est nécessaire de leur proposer (et non d’imposer) un tiers-temps pour compenser les difficultés inhérentes aux différences administratives entre leur pays et le notre.

Les conditions sociales

Solidaires Finances Publiques revendique toujours la revalorisation de l’indemnité de scolarité, identique depuis 2006 ! Ces primes ne couvrent pas les frais de double résidence, voire de triple résidence pendant les périodes de stage (ainsi que le remboursement des trajets durant ces stages).

Le coût démesuré des repas à Clermont-Ferrand à la résidence des Gourlettes, et la différence de ces coûts entre les écoles, sont vécus comme une absence d’équité par les inspecteurs stagiaires. Enfin, les inspecteurs stagiaires souhaitent la création d’un lieu de convivialité à Clermont, comme cela a pu se faire à Noisiel.

Pour conclure, sachez que notre attente est double. Tout d’abord, nous exigeons des réponses quant aux inquiétudes sur l’évolution de la DGFiP et de nos carrières au sein de celle-ci. De plus, nous attendons une réponse, au-delà du conseil de promotion, à toutes les interrogations que nous avons soulevées dans notre liminaire. En particulier sur les points dont vous ne manquerez pas de nous dire qu’ils ne relèvent pas de votre compétence. En tant que représentants des inspecteurs stagiaires, nous vous rappelons qu’il s’agit ici du seul lieu d’expression dont nous disposons, et nous exigeons que vous fassiez remonter notre parole dans les instances compétences. Et en ce sens, une communication mensuelle concernant les réponses à nos interrogations nous semble essentielle.