Depuis hier, la région parisienne est confrontée à des conditions météorologiques exceptionnelles, marquées par un épisode de neige et de verglas largement annoncé par les services de l’État et les organismes météorologiques. La préfecture de Seine-et-Marne a placé le département en vigilance, appelant explicitement à limiter les déplacements, à privilégier le télétravail, à suspendre les transports scolaires et à adapter la circulation routière.
Malgré ces alertes claires et anticipées, les écoles de Noisy et de Noisiel ont maintenu l’accueil en présentiel des stagiaires. Cette décision a conduit de nombreux stagiaires à se déplacer dans des conditions dégradées, parfois sur de longues distances et en cumulant plusieurs modes de transport, les exposant inutilement à des risques de blocage ou d’accident.
Face à cette situation, Solidaires Finances Publiques a adressé ce jour un courrier à l’administration afin d’alerter sur les conséquences de ces choix et de rappeler les responsabilités de l’ENFiP en matière de protection des stagiaires. Notre organisation syndicale y déplore une gestion insuffisamment anticipée de la situation et une prise en compte inadaptée des consignes préfectorales :
mail adressé le 7 janvier à 10h34 :
"Bonjour Monsieur Girault,
Tout d’abord, je vous présente mes vœux pour cette nouvelle année.
Je vous interpelle en urgence sur la situation des écoles de Noisy et de Noisiel face aux conditions météorologiques exceptionnelles qui affectent la région parisienne depuis hier et qui étaient parfaitement anticipables.
La préfecture de Seine-et-Marne a placé le département en vigilance neige et verglas à compter de 6h ce matin, pour l’ensemble de la journée. Elle appelle explicitement à limiter et reporter les déplacements, à privilégier le télétravail, annonce la suspension des transports scolaires et l’abaissement des limitations de vitesse de 20km/h. La N118 est fermée dans les deux sens depuis 8h30 et la voirie n’est plus praticable pour les bus dans toute l'IDF.
Malgré ces éléments clairs et publics, les stagiaires ont été maintenus en présentiel, au mépris total des consignes préfectorales et de leur sécurité. Nous rappelons que de nombreux stagiaires résident loin, parfois très loin, et cumulent plusieurs modes de transport, augmentant considérablement les risques de blocage, d’accident ou de mise en difficulté grave.
Solidaires Finances Publiques dénonce fermement cette minimisation de l’ENFiP, qui fait une fois encore preuve d’un manque de réactivité et d’anticipation face à une situation pourtant annoncée et prévisible. Cette gestion expose inutilement les stagiaires à des dangers réels et inacceptables.
En conséquence, Solidaires Finances Publiques exige :
- la mise en distanciel immédiate et systématique des stagiaires ;
- la possibilité pour celles et ceux déjà présents de quitter les écoles sans délai afin de regagner leur domicile en toute sécurité ;
- l’anticipation dès à présent des mesures pour la fin de semaine, en fonction de l’évolution des alertes météorologiques ;
- l’absence totale de retenue sur salaire ou de toute conséquence administrative pour les stagiaires sur la période concernée.
Nous attendons des décisions rapides et responsables.
Bien cordialement,"
Solidaires Finances Publiques exige la mise en distanciel des stagiaires lorsque les conditions de sécurité ne sont pas réunies, la possibilité pour celles et ceux déjà présents de regagner leur domicile sans délai et sans conséquences, ainsi que l’absence totale de retenue sur salaire. Nous demandons également que des mesures soient dès à présent anticipées pour les prochains jours, en fonction de l’évolution des alertes météo.
La sécurité des stagiaires et des agents ne peut être une variable d’ajustement. Solidaires Finances Publiques restera pleinement mobilisé pour que des décisions responsables soient prises et que de telles situations ne se reproduisent pas.



























