Le Comité Technique de Réseau du 20 décembre dernier vient de rendre son verdict. Ce ne sont pas moins de 112 emplois nets qui vont être supprimés au sein des Directions informatiques de la DGFiP.

Ces suppressions d’emplois sont la conséquence, pour leur très grande majorité, de la fermeture des Services ADO. Ainsi trois DiSI (Nord, Sud-Est et Ile-de-France) absorbent près de 90 % des emplois supprimés ! Trois DiSi où la grande majorité des agents concernés par les suppressions d’emplois sont dans les services ADO et vont se retrouver dans une DRFiP/DDFiP au 1er septembre 2020… Nous le redisons clairement haut et fort, ceci est inacceptable ! Pour nous, tous les agents et agentes des services informatiques doivent pouvoir garder ou retrouver un poste dans leur ESI en cas de fermeture ou de restructuration de services. Nous ne céderons rien sur ce sujet.

Comme nous ne lâcherons rien sur le devenir de nos services informatiques. Aujourd’hui, nous constatons que la DG fait appel de plus en plus fréquemment à des prestataires externes pour ces projets de développement informatique. Ceci n’est pas acceptable ! Pour nous l’internalisation des tâches doit être la règle, le recours aux prestataires l’exception ! Nous demandons que soit priorisé le développement en interne. L’administration doit pouvoir investir sur son potentiel humain, les agents des services informatiques ne demandent que cela ! En conséquence, les suppressions d’emplois doivent prendre fin, et les recrutements de PAU, PSE, Prog, Chef de Projet… doivent être plus importants afin de pouvoir suivre de bout en bout toutes les applications informatiques ainsi que leur mise en place. Il est rageant de voir que l’administration peut plus facilement rémunérer un prestataire qu’un B Prog ! Et pourtant les prestations peuvent s’avérer 2 ou 3 fois plus coûteuses qu’une maintenance en interne et lient l’administration à des sociétés de service pour de nombreuses années !

En 2020, nous voulons de la visibilité !

Solidaires Finances Publiques demande de longue date qu’un vrai échange puisse s’ouvrir au niveau de la sphère informatique (comme au niveau de la DGFiP d’ailleurs…). Il n’est plus acceptable que des fermetures de services surgissent au débotté d’un GT et que des décisions de restructurations tombent comme des couperets, et ceci sans aucune discussion en amont ni aucune marge de manœuvre ! Les agents doivent être respectés et avoir de la visibilité dans leur travail.

Ce parangon que nous avons toujours condamné a vécu et doit à présent impérativement évoluer. Un vrai dialogue, de vrais échanges doivent avoir lieu avant toute prise de décision par l’administration. Il ne s’agit pas d’entrer dans une ère de cogestion, mais que les agents et leurs représentants puissent faire entendre leurs voix, leurs positions et leurs propositions le plus tôt possible. Et, surtout, que l’administration en tienne compte !

Nous demandons un moratoire sur l’ensemble des restructurations déjà programmées et l’ouverture d’un cycle d’échanges sur l’avenir des services informatiques à la DGFiP, ainsi que sur le futur schéma informatique qui en découlera immanquablement.

Nous appelons tous les agents des services informatiques à continuer à se mobiliser par tous les moyens possibles dès le début de l’année afin de faire comprendre à la direction générale que nous voulons à présent être écoutés et entendus ! Nos demandes, légitimes, doivent être prises en compte !

Avenir des DiSI : Pétition - lettre ouverte au Directeur Général

Votons Solidaires Finances Publiques aux élections professionnelles de décembre 2022