Après le 10 et le 18 septembre, la journée de grève et de manifestations du 2 octobre a montré une fois encore la détermination de très nombreux salariés, jeunes et retraités pour faire reculer le gouvernement sur sa volonté de mettre en place un budget austéritaire.
Devant le siège du grand patronat, une trentaine de militant.es de Solidaires Finances Publiques ont mené une action "surprise" pour interpeller le Medef et les politiques.
Objectif : dénoncer les 211 milliards d’euros d’aides publiques distribuées chaque année aux grandes entreprises, alors même que celles-ci refusent de contribuer à la solidarité nationale.
C’est pour répondre à l’homme le plus riche de France qu’une quinzaine d’activistes d’Attac sont venu·es tôt ce matin devant la Samaritaine, propriété de Bernard Arnault, dans le cadre d’une action symbolique. Muni·es de masque à l’effigie de l’homme le plus riche de France, les activistes ont organisé un « fiscal fitness » et ont déployé une banderole indiquant « Aux ultra-riches de faire des efforts. La population réclame la justice fiscale » !
Au même moment, le syndicat national Solidaires Finances Publiques a organisé une action devant le Medef pour dénoncer le gavage des grandes entreprises aux aides publiques ( 211 milliards par an) et leur refus de participer à la solidarité nationale avec la mise en place d'un budget de justice fiscale, sociale et environnementale.
Les orientations budgétaires pour 2026, présentées le 15 juillet par François Bayrou, cumulaient les régressions sociales et les attaques contre le monde du travail, les retraités et les malades : suppression de deux jours fériés, suppressions massives d’emplois dans la fonction publique, gel des rémunérations des agents publics, des retraites et des prestations sociales, doublement des franchises médicales, remise en cause de la 5ème semaine de congés payés… Après le million de manifestants dans la rue le 18 septembre, l’absence de réponse à l’ultimatum de l’ensemble des organisations syndicales et les pistes qui fuitent dans la presse démontrent qu’elles sont loin d’avoir été abandonnées.
Les services publics et les fonctionnaires seront, une fois de plus, la cible privilégiée des politiques austéritaires. À la DGFiP, 550 suppressions d’emplois supplémentaires sont projetées pour 2026 puis 600 pour 2027 avant même application de la suppression d’un fonctionnaire sur 3.
Refusons que la DGFiP soit une fois encore sacrifiée sur l’autel de l’austérité budgétaire.
Gouvernement ou pas, peu importe ! c’est le cap et les politiques menées qu’il faut changer ! Et sans notre mobilisation, sans la mobilisation de toutes celles et ceux qui vivent de leur travail, ce seront encore les fonctionnaires, les salariés, les retraités et les privés d’emplois qui subiront ces coupes budgétaires. Les sacrifices ça suffit !
La construction d’un autre budget, porteur de justice fiscale et sociale reste impérative et possible. La colère sociale doit plus que jamais être entendue.
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