Les tenants du « moins d’impôt » dénoncent régulièrement les taux d’imposition appliqués en France, supposés selon eux être trop élevés. Qui n’a pas entendu ce propos selon lequel le taux de l’impôt sur les sociétés serait l’un des plus élevés des pays européens ou, plus globalement, que le niveau des impôt était confiscatoire ? Ce discours est doublement trompeur : en effet, il n’évoque jamais ce que les « prélèvements » financent et il s’appuie sur des taux nominaux qui n’enseignent rien sur la réalité des taux effectifs...

Ceci est le 3ème point d’étape de la campagne « Justice fiscale et sociale pour toutes et tous » du syndicat national Solidaires Finances Publiques de la semaine.

En juin 2018, la dette publique représentait 86,3 % du PIB dans la zone euro (dont 99 % du PIB en France, 61,5 % en Allemagne et 133,1% en Italie), 86,7 % en Grande Bretagne ou encore 101,7 % aux États-Unis. Ces données peuvent paraître a priori impressionnantes, elles sont d’ailleurs souvent dramatisées dans le débat public. Encore faut-il savoir de quoi on parle. La présente fiche reviendra sur les principaux éléments concernant la mécanique globale de la dette publique et sur les raisons de son niveau actuel.

Si le débat fiscal porte fréquemment sur le niveau global des prélèvements obligatoires, l'organisation de la structure du système fiscal, les règles d'assiette, les mesures dérogatoires ou encore la fraude fiscale, rares sont pourtant les expressions « grand public » portant sur l'incidence fiscale, c'est-à-dire sur l'impact réel de la fiscalité. Pour qui s'intéresse aux politiques fiscales, il y a pourtant là un champ immense de réflexions, de recherches et de propositions à formuler. Le présent article n'aura pas la prétention d'aborder tous les aspects de la question, mais de montrer en quoi l'incidence fiscale doit être intégrée dans le débat fiscal.