A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous ne connaissons pas précisément l’ampleur des reculs sociaux que va contenir la prochaine contre-réforme des retraites. Mais en plein débat sur le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale, les informations ont été peu à peu distillées, pour mieux préparer les esprits, par le gouvernement qui officiellement préfère à ce jour la concertation. Une chose est certaine, le projet de loi sur les retraites sera présenté au conseil des ministres avant Noël et présenté à l'Assemblée Nationale début janvier.

Le rapport du COR (conseil d’orientation des retraites) que l’on ne ne peut pas taxer d’institut de gauchistes a produit un rapport annuel sur l’état de notre système de retraite intitulé « Evolutions et perspectives des retraites en France ».

Et alors là surprise ! Le système de financement des retraites est non seulement à l’équilibre mais en plus il est excédentaire en 2021 de 900 millions d’euros et en 2022 de 3,2 milliards d’euros.

Cela est dû notamment aux créations d'emplois qui ont permis d'augmenter les cotisations collectées. Si le chômage était réellement combattu, il n'y aurait pas de problème de financement des retraites. Et si on arrêtait l'exonération des cotisations sociales ( 9,7 milliards en 2019), de même le  financement des retraites serait assuré.

Donc à court terme pas d’urgence à réformer…

La période que nous venons de passer et celle dans laquelle nous sommes sont particulièrement exigeantes. Le syndicalisme virtuel a pris momentanément le pas sur celui de la proximité et de la rencontre.

Le Premier Ministre a décidé d’utiliser le fameux article 49-3 de la constitution qui lui permettra d’imposer son projet de loi sur le système de retraite à l’Assemblée nationale sans vote.