L’ampleur de la cyberattaque de la DGFiP a obligé la tenue d’une cellule interministérielle de crise présidée par le Premier ministre ce 17 août. À la sortie de celle-ci, notre colère demeure intacte !
Fin juin, un pirate informatique s'est introduit dans le système d'information de la DGFiP et a volé un volume important de données personnelles de contribuables. Pourtant, il aura fallu attendre la revendication du cybercriminel le 12 août et la révélation dans la presse, pour que la DGFiP informe officiellement de cette fuite de données. Par un communiqué le 13 août, Bercy a confirmé un accès illégitime intervenu, selon ses termes, « après une usurpation d'identité », ayant permis « la consultation et l'extraction de données ».
Une question se pose : sans cette révélation publique, quand et comment les usagers et les personnels auraient-ils été informés du vol de leurs données personnelles ?
Partout dans le monde, en Europe et en France des mégafeux sont en cours et avec eux des milliers d'hectares brûlés, des dégâts considérables, une biodiversité en danger et des vies perdues.
À quelques jours d’intervalle, des « experts indépendants » rejoints par le haut commissariat à la stratégie et au plan ont livré leur analyse de la situation des finances publiques et invité à mettre en œuvre des réformes pour assurer la réduction du déficit public et la soutenabilité de la dette dans les prochaines années. Avec certaines nuances mais sans surprise, ces deux rapports appellent de leurs vœux une même politique : la poursuite du démantèlement de l’État social, des services publics et une remise en cause du système des retraites pourtant déjà très éloigné de ce qu’il devrait être. D’autres solutions préservant la population sont pourtant techniquement et politiquement possibles.
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