La fraude fiscale représente un manque à gagner annuel de 60 à 80 milliards d'euros en France. Ce montant équivaut au déficit budgétaire de l’État.

La fraude est jugée à juste titre insupportable par les citoyens : elle creuse les déficits publics, son coût est de facto reporté sur les contribuables honnêtes, elle fausse la concurrence et déséquilibre injustement la répartition des richesses.

La loi de Finances 2017 s'inscrit dans la suite des précédentes : poursuite de la rigueur budgétaire avec une baisse de la dépense publique remettant en cause l'action publique, mise en œuvre du prélèvement à la source, mesures fiscales concernant l'impôt sur le revenu (dont la baisse sera d'un milliard d'euros) et l'impôt sur les sociétés et, pour la DGFiP, poursuite de la baisse de ses moyens.

Ce mardi 15 novembre avait lieu une journée de grève nationale et d'actions à l'appel des 3 organisations syndicales, Solidaires Finances Publiques, CGT Finances Publiques et FO-DGFiP. Cette journée de grève et de manifestations à la DGFiP s'inscrit dans un calendrier couvrant la période d'octobre à décembre avec comme point d'étape le 15 novembre, date d’échéance.

Depuis de trop nombreuses années, la Direction Générale des Finances Publiques est la cible de la rigueur budgétaire des différents gouvernements au motif qu'elle fait partie d'un ministère non prioritaire.