Communiqué commun des organisations CFTC-CGC-CGT-FAFP-FO-FSU-Solidaires

En dépit de la forte mobilisation unitaire du 10 octobre, plus les semaines passent, plus il se confirme que le Président de la République et le gouvernement demeurent sourds aux légitimes revendications portées par les agents à l’occasion de cette mobilisation.

Le Président de la République respecte ses engagements électoraux. Dans son programme était inscrit la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires et la refonte de l'action publique. Pour mettre en œuvre la casse du Service Public et de l’État social, son 1er Ministre et son Ministre des Comptes et de l'Action Publique ont un calendrier et à leur disposition un outil : le programme "Action Publique 2022".
Ainsi le 1er Février 2018, Messieurs Édouard Philippe et Gérald Darmanin ont décliné leurs propositions avec comme credo : la souplesse.

En prévision du rendez-vous salarial annuel dont la date est toujours inconnue à ce jour, nos Fédérations de fonctionnaires, SOLIDAIRES Fonction Publique pour ce qui nous concerne, ont été conviées à une réunion de travail sur les frais de déplacements et de missions.

Le premier ministre, Édouard Philippe, a présenté, le 13 octobre 2017, le Comité action publique 2022, le CAP 22. Une méthode « radicalement différente ». Mais en quoi ?
Une méthode viscéralement différente de celle qui conduirait à la valorisation du service public dans notre pays sur la base des principes républicains qui le fondent. Mais aussi radicalement différente de celle déjà employée par N Sarkozy alors président qui avait en son temps asséné les premières attaques au statut, aux droits et garanties des fonctionnaires.